Retrouvez la retouche et la réparation de vêtements en tout genre Rue des Tongres à Bruxelles.


Jacqueline et son équipe vous font découvrir leur savoir faire depuis plus de 15 ans.







La boutique sera fermée du 26 juillet au 26 août 2018 inclus.

Interview de Jacquelin' Couture

En quoi consiste votre activité au quotidien ?

La retouche est très variée : pantalon, jupe, manteau, veste… C’est différent du travail en usine où on travaille le même modèle de pantalon toute la semaine, et où les mêmes coutures sont réalisées tout le temps. Le métier de retoucheuse, c’est défaire et refaire. Pour réaliser une retouche, il faut d’abord tout défaire (coutures, boutons,…). Une fois que tout est défait, on peut commencer à travailler. Il est indispensable de connaître toutes les techniques et tous les points de couture. Le travail manuel est fort présent, tout autant que celui sur machine (une piqueuse, une sur-jeteuse et une planche à repasser). 

Il n’y a pas de création ! Mon métier, c’est uniquement de la retouche et de la réparation ! La retouche, c’est raccourcir les bas de manche, de pantalons, changer de taille... La réparation, c’est réparer un trou, quand c’est décousu,… Dans mon quotidien, je travaille avec n’importe quel vêtement et ce, dans n’importe quelle matière : cuir, dentelle,… Il faut pouvoir s’adapter.

Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer votre profession ?

La précision et la patience sont deux qualités nécessaires et essentielles ! Il est important d’être rapide : si je demande un prix raisonnable pour un bas de pantalon, il ne faut pas que je prenne une demi journée pour le faire ! Il ne faut pas avoir peur des heures de travail et avoir beaucoup de courage. Une bonne gestion du stress et du temps sont de réelles qualités. Liée à la gestion du temps, je pense que la régularité dans son travail est importante. 

En ce qui concerne le relationnel, en tant que retoucheuse en entreprise, j’avais très peu de contacts : on est devant sa machine et puis c’est tout, mis à part les contacts avec l’équipe et les collègues qui restent importants ! Par contre, si on monte sa propre affaire, alors là, il faut aimer les relations. Je suis en contact avec la clientèle du matin au soir : premiers contacts, analyse de la demande, appels téléphoniques, fournisseurs, réclamations,…

Quels sont les avantages et inconvénients de votre métier ?

Le principal avantage est la passion de mon métier : la couture, les tissus, les aiguilles, le travail avec le vêtement,… J’aime ce que je fais. Depuis que je suis gosse, je chipote avec le tissu… Pour mon poste, le contact avec les clients est un avantage. C’est un métier où il y a beaucoup de changements : même après 20 ans dans le domaine, j’apprends encore des nouvelles choses : la mode évolue tout le temps, les tissus et les modèles varient énormément,… Et puis, la satisfaction du travail accompli et la satisfaction d’avoir répondu à la demande font partie des aspects positifs de mon métier. 

C’est difficile de trouver des inconvénients majeurs. Il y a bien sûr les heures de travail et une flexibilité qu’il faut avoir dans les horaires. Le travail sur machine peut être un inconvénient pour certains mais, à priori, on le sait avant de se lancer.

Quel est l’horaire de travail ?

En haute saison, je commence à 6h du matin et, le soir, je pars réellement de mon magasin à 21h. Je prends rarement une heure de table. Le soir, je m’absente une heure pour manger et puis je reviens travailler jusque 21h et ce, du lundi au samedi. En tant que gérante, je me dois d’avoir cet horaire. 

En basse saison, les horaires sont un peu plus souples. Les journées sont moins chargées. Par exemple, les mois de juin et décembre, juste avant les soldes, sont très calmes. Au mois de septembre, le boulot et les horaires reprennent. 

Quelles études avez-vous faites pour accéder à votre profession ?

J’ai suivi l’enseignement secondaire professionnel à Neufchâteau dans l’option couture.  

Quel a été votre parcours professionnel ? 

Après mes études, j’ai travaillé chez un tailleur à Bertrix pendant près de 10 ans : je préparais les vêtements et, lui, il assemblait les pièces. Je me suis fait la main là-bas. J’ai ensuite travaillé dans un atelier de couture comme retoucheuse et j’y faisais un peu de confection. Puis j’ai ouvert mon propre magasin il y a 12 ans. A ce jour, je fais davantage de gestion de magasin et d’essayage pour les clients. 

Qu’auriez-vous envie de dire à un jeune qui souhaite se lancer dans cette voie ? 

Le métier de retoucheuse est un métier d’avenir, on en aura toujours besoin ! La vente de vêtements ne fait qu’augmenter et il n’y aura jamais un être standard ! De plus, pour se lancer dans ce métier, il ne faut, à la base, que très peu d’investissement ! Il est important que le futur retoucheur n’ait pas peur des heures de travail et surtout, qu’il ait de la patience. Un métier, ça ne s’apprend pas en quelques heures ! C’est avec l’expérience que le métier vient. Evidemment, il faut aimer le travail manuel, le tissu et coudre ! Le leitmotiv : aimer ce qu’on fait !